Mon potager partagé

Au CAUE de la Sarthe

Après les mois d’hiver en sommeil, le potager partagé situé dans la cour du CAUE, est de nouveau accessible et ouvert aux jardiniers du quartier ou de passage.
À partir du 19 mai, venez, un par un, en respectant les gestes barrières, pour entretenir, arroser puis cueillir légumes et aromates.

Le potager partagé du CAUE de la Sarthe est accessible à tous. Il est cultivé collectivement par les habitants du quartier et prend tout son sens dans le partage.

Inspiré de la permaculture, ce jardin expérimental a été créé en 2015 pour permettre d’échanger sur la mise en place de jardins potagers en ville, en tenant compte des contraintes de site et notamment de la possibilité de cultiver sur des sols imperméables.

D’abord potager sur bottes de paille, cet espace de culture se transforme progressivement en système de permaculture constitué de couches successives de lasagnes afin de créer un sol vivant.

Nous y privilégions la diversité des essences (tomates, artichaut, courgette, chou, salade, aromatiques (basilic, cerfeuil), pommes de terre, potimarron…), les variétés anciennes et des espèces en association bénéfiques et protectrices. Alors cet été, passez au jardin.

Mon potager en Lasagnes

Conseils pour mon potager vivant

Pourquoi un sol vivant ?

Un sol vivant permet à vos végétaux de pousser dans les meilleures conditions. La productivité d’un potager dépend avant tout de la qualité de son sol. Cette qualité est essentiellement déterminée par sa teneur en matière organique qui stocke à la fois les nutriments et l’humidité nécessaires aux plantes et aux organismes qui vivent dans le sol. Ces micro et macro organismes sont indispensables au potager car c’est eux qui créent et entretiennent le sol à partir de la matière organique (débris végétaux et animaux) et la matière minérale (sable, argile, calcaire, etc.). Tandis que la matière minérale est déjà présente dans le sol, la matière organique y est apportée sous forme de déchets et de décomposition d’organismes vivants.

Comment obtenir un sol vivant ?

Il faut préserver la matière organique du sol. Pour cela, deux opérations sont nécessaires :
1. Ajouter régulièrement plus de matière organique (compost, feuilles, tonte, fumier, etc.) au pied de vos plantations. En se décomposant, cette matière nourrit tous les organismes qui vivent dans le sol et du sol (vos plantes).
2. Ne jamais laisser la terre à nu : pailler les plantations. En plus de protéger le sol et ses habitants de la pluie, du vent et du soleil, en se décomposant, le paillage apporte des nutriments au sol.

Si vous avez un sol très pauvre en matière organique ou que vous n’avez pas de sol du tout (cour, terrasse, balcon), vous pouvez opter pour la lasagne – une technique de création de sol. Plus d’informations dans notre vidéo « Mon potager en lasagnes ».

Quels végétaux choisir ?

Tous les fruits et légumes sont les bienvenues au potager ; plus il y a de diversité, mieux c’est. Certaines associations de plantes peuvent être plus avantageuses, nous y viendrons prochainement. En plus des fruits et légumes, n’oubliez pas les fleurs comestibles ! Souci, capucine, coquelicot, pissenlit, géranium, œillet des jardins, primevère, phlox, etc. se marient très bien avec vos plantes potagères et attirent encore plus de pollinisateurs – essentiels pour obtenir vos fruits et légumes.

Comment arroser mon potager ?

Tout d’abord, pour limiter le besoin d’arrosage de votre potager, il est conseillé d’augmenter la couche de paillage qui couvre son sol – plus elle est épaisse, moins l’humidité s’évapore.
La teneur en matière organique est aussi très importante pour la rétention d’eau. La pluviométrie étant assez favorable aux jardiniers sarthois, sous condition d’un sol bien constitué et couvert, vous pouvez limiter l’arrosage de votre potager à une fois par semaine.

Comment faire son purin d’ortie ?

Le purin d’ortie est une macération dont l’ingrédient principal, l’ortie, pousse toute l’année et de façon spontanée dans les sols très riches en nutriments. Ce purin est communément utilisé comme engrais pour le développement de la végétation et le renforcement des défenses naturelles des plantes. En tant qu’engrais, le purin d’ortie est utilisé au printemps, au moment de la croissance des feuilles et tiges des plantes. Il faut éviter de l’utiliser pendant la période de floraison car il favorise la croissance de la plante au détriment des fleurs et fruits.

Il peut également servir d’insecticide et de fongicide et, à l’état pur, comme désherbant. Pour ces usages, le purin d’ortie peut être pulvérisé au besoin, à tout moment.

Notre recette
1. Remplir un récipient (qui n’est pas en métal) d’orties fraîches et compléter avec de l’eau (de pluie de préférence). Compter environ 1 kg pour 10 litres
2. Couvrir et laisser macérer pendant 1 à 2 semaines en remuant tous les jours
3. Quand la macération n’émet plus de bulles, la filtrer pour enlever les débris d’ortie
4. Utiliser diluée à 5% pour pulvériser (insecticide, fongicide) et à 10% pour arroser au pied des plantes (engrais)
5. Conserver dans un récipient fermé hermétiquement ; se conserve une année

Attention
. les légumes-fruits (tomate, courgette, courge, etc.) sont très friands de purin d’ortie tandis que les légumes-racines (carotte, pomme de terre, etc.) préfèrent le purin de consoude
.  les légumineuses (haricots, fèves, pois, etc.) n’ont pas besoin de cet engrais azoté car elles captent l’azote atmosphérique
. ne pas utiliser plus d’un litre de purin par m2 de culture, l’excès d’azote risque d’attirer les parasites
. ne pas utiliser sur un sol desséché

Quelles plantes pour repousser les ravageurs ?

N’hésitez pas à utiliser les plantes aromatiques. Elles repoussent naturellement un grand nombre de ravageurs. Leur forte odeur détourne ces insectes de leur « hôte ».

En font partie : l’absinthe, l’ail, l’aneth, l’anis, l’anthémis, l’armoise, le basilic, le cerfeuil, la ciboulette, la citronnelle, la coriandre, l’estragon, l’hysope, la lavande, la livèche, la marjolaine, la mélisse, la menthe, l’origan, le persil, le raifort, le romarin, la sarriette, la sauge, la tanaisie, le thym.

La capucine, l’œillet d’Inde et le souci, elles, au contraire, attirent les ravageurs, ce qui s’avère également très utile pour détourner ces derniers des autres plantes cultivées.

Infos pratiques

Un à Un
L’accès au jardin est limité à une personne à la fois

Désinfection des mains
avant et après l’arrosage

Si vous souhaitez arroser, nous vous demandons de vous munir de votre propre gel hydroalcoolique afin de vous désinfecter les mains avant et après l’usage du robinet de la citerne et de l’arrosoir, situés dans la cour.

Apportez votre matériel pour jardiner
Vous devez vous munir de votre propre matériel pour planter et récolter.

Edition 2021
En partenariat avec les jardins de Vaujoubert

Les plants du potager partagé du CAUE proviennent des jardins de Vaujoubert

Installé sur 5 hectares de terre, dans le quartier de l’université du Mans sur la commune de Rouillon, les jardins de Vaujoubert cultivent et proposent à la vente des paniers de légumes biologiques ainsi que des plants. Les jardins de Vaujoubert sont aussi un chantier d’insertion qui rassemble 20 salariés jardiniers.
En savoir plus ici 

Les fiches pratiques du CAUE de la Sarthe

Retrouvez nos fiches « Jardiner dans le respect de l’environnement » et
« Les plantes vivaces » dans la rubrique nos publications/Environnement/
Paysage/Jardin
À retrouver ici